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Service d'Urologie
HEGP & Necker
Paris XV, France
Cancer du testicule (tumeurs germinales)
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Chaque année, environ 1500 cancers du testicule sont diagnostiqués en France; c’est le cancer le plus fréquent de l’homme jeune.
Le principal facteur de risque est l’antécédent de cryptorchidie (testicule non descendu).
La plupart du temps, la maladie est révélée par une augmentation de volume d’un testicule; le patient palpe lui-même un nodule de consistance anormalement dure, déformant les contours d’un de ses testicules. Le cancer peut également être découvert suite à des signes généraux (amaigrissement important, difficultés respiratoires) ou à une gynécomastie (gonflement douloureux des seins chez l’homme, que l’on observe aussi de façon normale pendant la puberté).

Ainsi, l’auto-palpation testiculaire est à recommander chez l’homme jeune.

Le traitement repose le plus souvent sur une ablation chirurgicale du testicule atteint (orchidectomie); lorsque l’autre testicule est indemne, l’orchidectomie n’a pas de conséquence sur la fabrication de testostérone ni sur l'éjaculation. Bien sûr, de façon systématique, un cryoconservation de sperme au CECOS est réalisée avant l’intervention, afin de minimiser les risques de trouble de la fertilité.
Le bilan doit être fait rapidement, et comprend des examens d’imagerie (scanner du thorax, de l’abdomen et du pelvis, qui peut être fait après la chirurgie) et un dosage biologique de certains marqueurs tumoraux permettant la surveillance post-opératoire (HCG, alpha-foeto-protéine et LDH).

La tumeur sera ensuite analysée au microscope (c’est l’anatomopathologie) pour définir la nature des contingents tumoraux; cette analyse, les résultats du scanner et l’évolution des marqueurs permettent de définir la nécessité d’un traitement complémentaire qui pourra alors être de la radiothérapie ou de la chimiothérapie.
Ce traitement agressif a pour but d’éradiquer les éventuelles cellules tumorales pouvant être responsables d’une rechute ou de la survenue de métastases (cancer généralisé): lorsque certains critères sont réunis, il arrive que l’on prescrive une chimiothérapie ou une radiothérapie de façon préventive. Ainsi, subir une chimiothérapie n'est en rien synonyme de maladie évoluée ou métastatique. 
Ainsi, le cancer du testicule est une maladie que l’on peut traiter avec d’excellents résultats et des taux de guérison très élevés.

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Pr Timsit, HEGP, Paris Juin 2010©